Les violences au sein des foyers sont vécues par beaucoup de personnes et en particulier par les femmes dans la majeure partie des cas. Soit les époux, soit les conjoints, ou alors la belle famille sont à l’origine de ces actes. Qui peuvent aller jusqu’au décès de cette dernière. Au Cameroun, les coups et blessures dans les foyers sont très récurrents. C’est ainsi que ce lundi 06 juin 2016, la Police (Police Judiciaire de Bonanjo à Douala) a mis la main sur le dénommé NGANDA Yannick après trois ans de poursuite.

Les faits remontent à l’année 2013 dans la ville Muyuka située dans la Région du Sud-ouest. Lorsque la femme de Monsieur NGANDA est gravement battue sous prétexte qu’elle aurait mal servi le repas du jour. Notamment du riz sans la sauce. En plus de ses coups, Monsieur NGANDA va prendre la peine de frapper son épouse la dénommée Denise à l’aide d’un pilon. Celle-ci décide donc de quitter le domicile familial et de se rendre dans la ville de Douala. De retour chez elle à Muyuka afin de bénéficier d’une somme de 650 000 Fcfa de sa tontine, Denise sera suivie à son insu à son retour à Douala par son époux. Avec pour objectif de s’approprier cette somme d’argent, et aussi de confirmer les rumeurs selon lesquelles sa femme exerçait comme métier la prostitution. C’est lors d’une nuit passée ensemble dans un hôtel de la ville que monsieur NGANDA décide d’étrangler sa femme dans les toilettes et de prendre la peine de contacter sa mère par la suite pour lui indiquer où de trouvait le corps sans vie de sa fille. Il s’en suivra donc un avis de recherche national qui s’achèvera le mercredi 07 juin 2016 dans la ville de Douala par la capture de l’assassin.

La loi faces aux violences conjugales.

La loi camerounaise protège les femmes victimes de violence. Lorsqu’elle est enceinte, la protection couvre jusqu’à l’enfant qu’elle porte en son sein. Cette loi prévoit des sanctions contre les auteurs de ces violences. Ils s’exposent à plusieurs sanctions, qui diffèrent en fonction de la gravité et de la nature de l’atteinte. Un emprisonnement de 10 à 20 ans si l’acte de violence aboutit à la privation permanente de l’usage de tout ou partie d’un membre, d’un organe ou d’un sens. Un emprisonnement de 6 à 20 ans si la violence a causé la mort alors qu’elle n’était pas le but recherché. Si elle en était le but, c’est la peine de mort. Une autre sanction prévue est l’emprisonnement de 5 à 10 ans en cas de viol. La peine est de 15 à 25 ans si le viol porte sur une mineure de 16 ans. En plus du paiement des dommages et intérêts à la victime. De plus, les ONG telles que l’APVCF (Association pour la Prévention des Violences Conjugales et Familiales), organisation domiciliée à Yaoundé et créée en 2009 ; l’ONG Centre Vie Des Femmes contribuent à dénoncer et à lutter contre ce fléau.

Notons que les violences conjugales sont de divers ordres : les bagarres, les coups, les viols, les blessures, les gifles, les griffes… Et les hommes peuvent aussi être des victimes.