Les Accords de Partenariats Economiques (APE) sont des termes d’échanges commerciaux qui encouragent le libre échange entre les pays de l’Union Européenne et ceux de la zone ACP( Afrique Caraïbes et Pacifique).

Ces accords initiative de l’Union Européenne ne font pas l’unanimité au sein du continent africain, surtout en Afrique Centrale. Le pays du continent africains n’ayant pas encore ratifiées ces accords estiment qu’ils risquent de voir leur économie être noyée avec l’arrivée des produits étrangers. Car le principal point de cet accord est la suppression des barrières douanières entre les Etats membres. Les pays africains ayant donc un tissu économique et industriel très faible, l’arrivée de la concurrence des pays déjà très bien structurés ne fera que les enfoncer. D’où les négociations qui se tiennent depuis 2006 entre les deux groupes.

Aboutissement partiel.

Après 10 ans d’intenses négociations, certains pays ont fini par signer les APE. Il s’agit du Botswana, du Lesotho, de la Mozambique, de la Namibie, de Afrique du sud et du Swaziland. On remarque ainsi qu’il s’agit là principalement des Etas du Sud de l’Afrique. Ceux-ci ont procédés à la signature ce 10 juin 2016 au Botswana. Cet aboutissement n’est pas définitif, du fait qu’il ne s’agit que de 6  pays sur 15 pour ce qui est de la zone sud-africaine, la présence de l’Afrique du Sud (économie la plus diversifiée d’Afrique et la plus développée de la sous-région) donne un poids particulier à cet accord.

On aura donc une nouvelle orientation économique pour ces Etats. Qui devront savoir tirer profit les opportunités de développement qu’offrent ces accords.

Divergences.

Tout d’abord, les plus réfractaires sont les Etats de l’Afrique Centrale qui tardent encore à ratifier ces accords. Seul le Cameroun a choisi de faire cavalier seul, avec un accord intérimaire qui entrera en vigueur en octobre 2016. De même que la quasi-totalité des Etats de l’Afrique de l’Est qui sont au même niveau que le Cameroun. De plus, des avis contraires font état de ce que ces accords ne feront pas décoller les économies africaines. Car ces pays avaient déjà la permission de tout vendre sur le marché européen, sauf les armes, tout en protégeant leurs marchés et en générant des recettes budgétaires. Bien que l’Afrique du sud se présente comme une exception. Tandis que d’autres estiment que l’Afrique négocie très mal ces accords. Qui ne se limitent qu’à la libre circulation des biens (avec encore une restriction à ce niveau) et non des personnes.

Il faudra donc prendre la peine de bien négocier ces accords, de bien en tirer profit, et aussi de revoir les politiques d’industrialisation sur le continent. Les produits venant de l’extérieur étant déjà manufacturés, cette méthode de consommation ne favorisant pas le développement industriel du continent.