jeunes talentsAprès tous les événements organisés lors de ses dernières années, la télé-réalité africaine a tout pour construire un bel avenir. Ce n’est pas la première fois qu’Africa Top Success en parle. Et c’est encore prouvé grâce à l’énorme succès de l’édition de « Jeunes talents » en Côte d’Ivoire. Durant plus de dix semaines, Samia Ibrahim et Harbouy Abayazid ont été les stars qui fascinaient des millions de téléspectateurs.

Une réussite indéniable

Ils étaient environs 300, jeunes et talentueux. Leur but, c’est de devenir une nouvelle star nationale, et, pourquoi pas internationale, en participant au casting organisé par Radio-télévision de Djibouti (RTD). Pendant tout le trajet, seules les deux langues nationales (afar et Somali) ont été autorisées sur scène. Les candidats ont eu le privilège de bénéficier des soutiens des jurys. Le succès de ce programme a été sans précédent à Djibouti. Le gestionnaire de production à la RTD a même confirmé qu’ils ont atteint près d’un abonné sur six de Djibouti télécom avec des pics de 30 000 votes par émission en ajoutant : « c’est énorme. » L’émission « Jeunes Talents » mobilisait 150 personnes sur les 220 qui constituent l’effectif total de la chaine. Mais un petit remerciement ne suffira pas pour prouver la gratitude des organisateurs envers son partenaire chinois, sans qui, une diffusion en direct n’était même pas envisageable. En effet, ils ont bénéficié d’un car régi avec six caméras numériques, un plateau démontable équipé d’une sonorisation de 3 000 kilovolts, sans oublier les lumières.

jeunes talents 1L’émission qui réconcilie

Après l’élimination de la candidate Deka Issa Douhour lors de demi-finale, quelques supporteurs mécontents se rendaient au domicile d’un jury qui a failli passer au lynchage populaire. Hassan Omar, conseiller pédagogique confie : « ce programme  nous a réconcilié avec la télévision nationale, mais il a surtout contribué à faire baisser les tensions politiques en reléguant au second plan les relations empoisonnées entre majorité et opposition. Le peuple s’intéressait plus aux propos des chanteurs en herbe qu’aux déclarations des candidats. » Grâce à cette émission, même la réticence venant des prêcheurs islamistes, interdisant le chant et la danse, a été atténuée. Et l’émission s’achevait à merveille en sortant deux noms : Samia Ibrahim, pour la chanson en langue somalie, et Harbouy Abayazid, pour celle en langue afar. Espérons qu’on entendra parler d’eux à partir de maintenant. Pour la prochaine édition, les producteurs de « Jeunes Talents » concoctent de nouveaux thèmes.

1 COMMENT

  1. Si cela permet vraiment de faire baisser les tensions, il faudrait en organiser un peu plus souvent alors 😉

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