voie ferrée

Une bonne nouvelle pour la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les travaux de réhabilitation de la voie ferroviaire, reliant les deux pays, viennent de commencer le mercredi 09 septembre. Ceci est un projet lancé par l’Etat burkinabé et ivoirien avec Bolloré, le groupe français international de transport et logistique. La réhabilitation concerne 1260 km de rail entre Abdijan et Ouagadougou. Selon les estimations, le coût des travaux s’élève à 400 millions d’euros pour une durée de cinq ans.

Une célébration symbolique à la gare

Le projet de réhabilitation sera assuré par Sitarail, une filiale de Bolloré à Abidjan. Pour célébrer le début des travaux, Michel Roussin, le président du conseil d’administration de Sitarail s’est déplacé jusqu’à Abidjan pour rencontrer le Premier Ministrer ivoirien Daniel Kablan avec quelques membres du gouvernement. Une cérémonie d’inauguration a été mise à l’honneur à la gare de la Société internationale de transport africain. Pour rappel, la gare vient de bénéficier de six nouveles locomotives avec de nouveaux locaux réhabilités. Selon les autorités ivoiriennes, les travaux s’étaleront sur cinq ans, pour permettre le transport de trafic de marchandises dont les minerais de manganèse détenus par l’homme d’affaires Frank Timis, dans la mine de manganèse de Burkina Faso.

Un renforcement de la coopération économique

Selon Michel Roussin, ces travaux de réhabilitation contribuent au renforcement de la coopération économique entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Ils permettent également l’optimisation de la circulation des trains pour que ces derniers puissent devenir de véritable outil d’intégration économique. Au terme des travaux, selon les propos du Premier Ministre ivoirien, trois millions de tonnes de manganèses et au moins deux millions de tonnes de marchandises devront être transportés par an. Fort de leur capacité financière, le transport ferroviaire sera, à partir de ce jour, le centre de préoccupation du groupe Bolloré.