Icivil

Une nouvelle Burkina FasoBurkina Faso, un système d’enregistrement de naissance par SMS dénommée Icivil. Parce que plus de la moitié de la population africaine n’est pas répertoriée dans l’état civil, une équipe d’ingénieurs s’est engagée pour pallier cette défaillance, en proposant un système révolutionnaire qui s’effectue depuis les téléphones portables.

Un support technologie innovant et moderne

Icivil est une nouvelle plateforme lancée par l’ingénieur burkinabé Adama Sawadogo et son homologue français Francis Bourrières. Le concept est simple pour Icivil. A chaque nouveau-né, l’agent de santé transfère les données de l’enfant vers le serveur du centre de l’état civil de sa commune. La fiche de naissance se fait sous forme de mini message que l’agent envoie depuis son cellulaire. Les données sont authentiques et infalsifiables, et l’envoie se fait sans intermédiaire. Une fois le transfert est fait, la fiche de naissance est prête à être imprimée et certifiée par l’autorité compétente. Icivil se veut moderne, innovant et adapté aux infrastructures de communication. C’est un support technologique qui permet aux parents de déclarer facilement la naissance de leur enfant, sans avoir à faire de long déplacement.

Une solution technologique destinée aux nouveau-nés sans nom

Au Burkina Faso, plus de 90% des naissances dans la population rurale ne sont pas inscrites dans le registre de l’état civil, selon Nébila Amadou Yaro, ministre en charge du Développement de l’économie numérique et des postes. Pour limiter cette carence, Icivil est devenue une véritable solution novatrice pour lutter contre cette difficulté d’identification. Désormais, fini les nouveau-nés sans nom. Un bracelet de naissance, qu’on appelle « Token » leur est attribué le jour même de l’accouchement. Il permettra aux parents de récupérer son acte de naissance, au lieu de parcourir des kilomètres pour faire la déclaration.