cinemaDans quelques semaines, précisément le 28 février au 7 mars 2015, Ouagadougou se prépare pour accueillir le Festival panafricain du cinéma et de la télévision, connu sous le nom de FESPACO. Le FESPACO est le plus grand festival crée au Burkina Faso depuis 1969 par un groupe de cinéphiles. Il s’organise tous les deux ans dans la capitale, et dont la première édition s’est déroulée le 1er février au 15 février 1969. Pour cette 24è édition, la compétition se concentrera sur les films tournés en numériques sous le thème « Cinéma africain : production et diffusion à l’ère du numérique ».

Petite historique

Né d’une simple initiative privée, le FESPACO a été soutenu dès le début par les autorités voltaïques en 1972. A cette époque, le festival a été célébré sans prix ni compétition. Ce n’était qu’à partir de la 6è édition que le concours a commencé. Depuis, sous l’initiative du fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage Tahar Cheriaa, les prochaines éditions s’organisaient tout le dernier samedi du février de chaque année impaire. La célébration du FESPACO est placée sous la tutelle du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication. Cet évènement a pour objectif, celui de favoriser la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain, de permettre les échanges entre professionnel du cinéma et audiovisuel africain, ainsi que de contribuer à son essor et développement.

Le trophée de l’Etalon d’or de Yennenga

Malgré tous les fléaux auxquels le continent est confronté, le président actuel de Burkina Faso, Michel Kafando, a pris une décision ferme quant à la tenue effective de la date de la célébration du FESPACO. Lors de la préparation, 720 films ont été envoyés et 134 d’entre eux ont été sélectionnés pour les cinq sections. Actuellement, 20 films se retrouvent en compétition pour la bataille du prestigieux trophée de l’Etalon d’or de Yennenga. Parmi les critères de sélection, les participants doivent mettre en valeur le rôle des artistes et des cinéastes et leur façon de s’impliquer dans la vie de leur nation.

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